Parmi les participants au colloque "des villes et des Justes", certains ont répondu à nos questions. Ils évoquent leur enfance, leurs années de résistance ou plus généralement ce que la "Maison" et Moissac représentent pour eux.

Roger Fichtenberg a fréquenté la maison du quai du vieux port d'abord comme éclaireur, puis comme résistant. A la fin de la guerre il était chef de réseau et eut, entre autres, la responsabilité de rétablir les institutions dans le département du Lot-et-Garonne. Il a récemment publié "Jurnal d'un résistant juif dans le Sud-Ouest" aux éditions Le Manuscrit.

 

Serge Klarsfeld est connu pour avoir, avec son épouse Beate, cherché les criminels responsables de la déportation des juifs. Ils ont également établi un calendrier de toutes sles arrestations, redonnant ainsi une place à ceux qui ont disparu dans les camps de la mort. Ils seront à Moissac pour une conférence le dimanche 29 mai. Leurs mémoires sont publiés chez Flammarion.

 

Brigitte Stora est journaliste, écrivain et chanteuse. Dans son lvre "Que sont mes amis devenus" (éditions Le bord de l'eau), elle consacre un chapitre à l'espoir que l'histoire de la maison de Moissac a éveillé en elle.

 

Le 28 mai, Jean-Claude Grumberg célèbrera à Moissac ses 50 ans d'écritures. Il était un des plus jeunes enfants recueillis ici, il est aujourd'jui l'un des plus grands auteurs dematiques francophones. Un de ses derniers textes s'appelle "Pour en finir avec la question juive", c'est un bijou d'humour distancié et grinçant, il est publié par Actes Sud.

 

Denise Delcher avait 18 ans en 1941. Ses parents tenaient l'épicerie de la rue Lagrèze-Fossat qui a servi de lieu d'échange et de dépôt des faux papiers et du matériel de falsification. Shatta Simon venait aussi s'y ravitailler pour nourrir les enfants de la maison.

 

Jeannette et André Cros ont côtoyé de près la maison des enfants juifs. Ils racontent la vie à Moissac sous l’occupation. Ils parlent avec émotion de ces enfants avec lesquels ils ont gardé des liens jusqu’à aujourd’hui et de la place que Shatta et Bouli tenaient auprès d’eux.

 

Le 29 mai, Pierre, Alida, Elie et Renée Bourel seront nommés Justes parmi les Nations, pour avoir caché et sauvé des enfants juifs pendant l’occupation nazie. Leur fils et petit fils, Francis, ainsi que son épouse, Josette, disent ce que cette nomination représente pour eux.